Cet immense lac artificiel encore appelé réservoir Marne a été créé pour réguler le cours de la Marne qui est un affluent de la Seine, ce dans le but de réguler les crues dans la ville de Paris. Attention, ce plan d'eau n'est rempli que du printemps à la fin de l'été et est quasiment à sec en hiver afin de permettre aux crues printanières de le remplir à nouveau.Ce site a rapidement été colonisé par les oiseaux et les ornithologues au point d'en faire un des sites ornithologiques les plus prisés de France. Il suffit de venir en novembre sur la digue ouest pour le comprendre en voyant les dizaines de longues-vues pointées vers le lac.
1 - La digue ouest
du lac est certainement l'endroit n°1 qu'il faut visiter si on ne connaît
pas le site. C'est également là que durant tous les week-end d'octobre
à avril, la LPO Champagne-Ardenne accueille les nombreux ornithologues
et indique les espèces présentes sur le site. À cet endroit,
la digue est accessible en voiture et il suffit ensuite de rester garer le long
de cette digue. Il est souvent intéressant de remonter à pied
un peu plus au nord pour obtenir une meilleure vue sur le gros chêne
et espérer y observer un pygargue à queue blanche au repos. Ce
majestueux arbre mort sert de reposoir aux grands cormorans mais aussi à
un faucon pèlerin, à un autour des palombes ou une buse pattue.
En fin de journée, vous pouvez voir les escadrilles de grues cendrées
qui reviennent des champs alentours où elles se sont nourries durant
la journée, rentrer sur le Der pour y passer la nuit en toute tranquillité.
Ce spectacle, qui a lieu de la fin octobre à la fin mars attire aussi
bien les naturalistes que le grand public qui envahit la digue le dimanche en
fin de journée. Plusieurs dizaines de milliers de grues transitent par
le Der en octobre-novembre et en mars et quelques milliers d'oiseaux hivernent
désormais sur place.
La cornée ouest sert de lieux d'hivernage a de nombreux canards comme
le siffleur et la sarcelle d'hiver mais aussi à des cohortes d'oies des
moissons et d'oies cendrées dans lesquelles il faut rechercher les oies
rieuses, les cygnes chanteurs et de Bewick et la rare bernache cravant, nonnette
ou à cou roux ou l'oie à bec court qui s'y cache.
2 - Le port de Chantecoq situé un peu plus au sud de cette même digue est également intéressant surtout depuis qu'un vaste observatoire y a été installé. L'observation des oies des moissons et des oies cendrées qui hivernent dans cette partie du lac en est grandement facilitée. Au printemps, le héron pourpré se laisse fréquemment observer le long des massifs de roseaux qui bordent la digue.
3 - L'étang des Landres offre également un observatoire qui offre une vue d'ensemble
sur ce plan d'eau satellite du Der et d'un grand intérêt biologique.
La grande aigrette y est régulière en automne-hiver alors que
le héron pourpré et le butor étoilé y nichent. Pour
s'y rendre, il suffit de laisser sa voiture sur le parking de la Maison de l'Oiseau
et du Poisson et de descendre à pied le chemin qui y mène.
N'oubliez pas de visiter la Maison de l'Oiseau et du Poisson (entrée
payante) qui offre un aperçu des animaux qui vivent sur le site du Der-Chantecoq.
Par ailleurs vous pourrez également vous renseigner sur les oiseaux intéressants
présents sur le lac.
4 - Le port de Giffaumont est intéressant pour les canards plongeurs et pour les harles piette et bièvre qui le fréquentent assidûment. Il faut également y rechercher les grèbes esclavon et jougris ainsi que les plongeons arctique, catmarin et imbrin qui sont cependant nettement plus rares.
5 - La presqu'île de Champaubert et le bassin sud est également un secteur incontournable pour tout visiteur pressé ou non. Le bassin sud est toujours en eau, même si le restant du lac est à sec. Cela est évidemment d'un grand attrait pour les canards plongeurs et les harles que l'on y observe facilement depuis l'église de Champaubert. Les grands cormorans y sont également toujours présents en grands nombres. Le nord de la presqu'île accueille régulièrement des oies cendrées et des moissons ainsi que des grues. Un immense observatoire permet de les contempler sans les déranger. Le faucon pèlerin se pose souvent sur les vieilles souches qui émergent de la vase.
6 - La presqu'île de Nemours n'est guère visitée que par les ornithologues qui passent plusieurs jours sur le site car elle est d'accès moins facile. Elle offre de belles observations sur les oiseaux qui hivernent dans ce secteur.
7 - La cornée du Der est une langue boisée qui s'enfonce dans le lac. Même si elle offre par endroits des points de vue intéressants sur le lac, son intérêt principal est les oiseaux forestiers et il est donc préférable de la parcourir au printemps.
8 - Le port de Nuisement est assez peu visité par les ornithologues, certainement à tort car il accueille de nombreux canards plongeurs et grèbes.
9 - Le bassin nord et la presqu'île de Larzicourt sont très intéressants pour des oiseaux comme les canards plongeurs,les harles, les grèbes et les plongeons car ce bassin n'est jamais vidé en hiver. La presqu'île, quant à elle, accueille de nombreuses oies et est un site de reposoir pour les cygnes chanteur et de Bewick. L'accès se fait en voiture par la première entrée (depuis Arrigny) de la digue ouest.
10 - L'étang de la Horre ne fait pas partie du lac du Der mais est très intéressant pour les oiseaux d'eau malgré son caractère privé. C'est notamment un site d'hivernage important pour la grande aigrette. L'observation se fait depuis la route qui le borde au sud.
accueil