La Woëvre ***

(Parc Naturel Régional de Lorraine - partie ouest)

La partie ouest du Parc Naturel Régional de Lorraine est essentiellment présente sur le département de la Meuse, déboirant légèrement sur la Meurthe-et-Moselle.

L'itinéraire proposé, qui débute au nord du Parc peut se faire en 1 journée si vous êtes pressés mais 2 voire 3 journées ne seront pas de trop pour découvrir les oiseaux qui habitent les nombreux étangs, marais et forêts qui jalonnent ce circuit.

La découverte de ce secteur de la Lorraine verte peut se faire quelle que soit la saison car les oiseaux y sont omniprésents.

1 - Le secteur situé autour de la ville d'Étain est riche en étangs et en prairies humides propices au stationnement hivernal, à la migration et à la nidification de nombreuses espèces d'oiseaux d'eau. Malheureusement pour nous, plusieurs des étangs les plus intéressants sont privés et d'accès interdit comme celui du Haut Fourneau dont on peut cependant observer les oiseaux depuis la route qui le borde. L'étang d'Amel appartient au Conservatoire des Sites Lorrains et son accès est également réglementé afin de protéger le plus efficacement possible les oiseaux qui y vivent et les soustraire au dérangement, même des ornithologues les plus intentionnés. Un observatoire offrant depuis la route une vue plongeante sur une vaste prairie humide accueillant en hivernage les grues cendrées est installé à Billy-lès-Mangiennes. L'étang de Perroi situé au sud d'Étain est également privé et cloturé mais peut être observé depuis la D108 qui le longe à l'est.

La grue cendrée est visible dans les prairies et les chaumes de maïs de ce vaste secteur lors des migrations d'octobre-novembre et de fin février - début mars mais également durant toute la période d'hivernage où plusieurs centaines d'oiseaux choisissent de passer la mauvaise saison.

2 - En continuant ce circuit vers le sud, vous pénétrez dans le parc de Lorraine et aborder d'entrée le joyau de cette partie ouest : l'étang de Lachaussée. Vieil étang de pisciculture extensive, l'étang de Lachaussée est l'équivalent côté ouest de l'étang de Lindre côté est du parc. Les vastes roselières qui le bordent accueillent de nombreuses espèces nicheuses rares comme le blongios nain, le héron pourpré, le butor étoilé, le busard des roseaux et les marouettes ponctuée et poussin. En hiver, hormis les nombreux canards qui stationnent sur ce site non chassé, l'étang accueille également un dortoir de grues cendrées et un de busard saint-martin. L'observation est toutefois limitée à la digue et au chemin qui le longe vers le nord.

3 - Le lac de Madine, plan d'eau artificiel mis en eau à la fin des années 1970 est la troisième étape de ce périple ornithologique. À cause de la surfréquentation touristique estivale, ce site est intéressant de fin août à début juin. Les deux mois d'été sont à éviter à moins d'y venir au lever du soleil. La digue de Nonsard et le port sont intéressants uniquement en hiver alors que les bassins situés à l'ouest sont propices à l'observation des oiseaux nicheurs (blongios, héron cendré, butor, râle d'eau, canards, rémiz penduline) et des migrateurs en fin d'été (limicoles, marouette ponctuée, gorgebleue, rémiz) ou au printemps (guifettes, mouette pygmée, sterne pierregarin). Le plan d'eau en lui-même est le site le plus important pour l'hivernage des oiseaux d'eau en Lorraine.

4 - En quittant Madine pour vous rendre vers la forêt de la Reine et ses étangs, n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil sur les étangs qui bordent la route aux environs de Bouconville-sur-Madt, à savoir l'étang de Wargévau et sa vaste roselière et l'étang de Maux-la-Chèvre. Arrivé en forêt de la Reine, recherchez en période favorable (25 avril au 10 juin) le gobemouche à collier dans les parcelles assez dégagées où persistent de vieux chênes et observez les oiseaux sur les étangs en lisière (étang de Rangéval, Neuf étang de Boucq) ou à l'intérieur du massif forestier (étang de la Mosée, étang Romé,...).


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